LOT N° : 243

CARTIER LONDRES BROCHE PERROQUET

Description

en platine, le corps serti d’un rubis sculpté; la queue, les ailes et le collier en serti cloisonné de rubis, d’émeraudes et de saphirs suiffés. Il est posé sur une branche diamantée.
Vers 1925.
Signée Cartier London, numérotée.
Dimensions : 5 x 3 cm environ.
A diamond, sapphire, ruby, emerald and platinum brooch, by Cartier London. Circa 1925.

Bibliographie : « L’Art de Cartier », catalogue d’exposition du Petit Palais de 1989-1990. Imprimerie Blanchard Fils, 1989.
Note : Notre broche Perroquet nous plonge dans un pan de l’histoire de Cartier à une époque fascinante où la joaillerie bascule de l’Art Nouveau à l’Art Déco.
Depuis le début des années 1910, Louis Cartier se passionne pour les civilisations orientales : la Chine, le Japon, l’Inde ; et antiques : l’Egypte. Il rapporte de ses voyages des images colorées et luxuriantes. Les thématiques naturalistes de l’Art Nouveau perdurent mais se parent d’une touche d’exotisme : perroquet, scarabée, coupes de fruits… avant de laisser place aux formes géométriques.
De ses voyages, Louis Cartier ramène pour les ateliers de Paris et de Londres des fragments de jade, des pierres gravées en boule ou en feuille selon les techniques indiennes. C’est à partir de 1923 que les premiers bijoux Cartier apparaissent avec ce type de pierre. Par exemple, une autre broche perroquet fabriquée autour d’un jade gravé figure dans la collection privée de Cartier, dessinée en 1926-1927 et réalisée en 1929.
Dans l’effervescence de l’atelier, la couleur prime. Les bijoux se parent d’émeraudes, de rubis, de saphirs gravés, suiffés, piqués de diamants, pour créer une harmonie gaie et sensuelle.

RC :
Dimensions : 4 x 2 cm environ.
Poids : 9,0 g (Pt – 950).
Numérotée 3595.
La pierre centrale sculptée est percée. Il s’agit donc sans doute d’une perle d’un ancien bijou indien.
Très bon état.

Estimation : 15 000 / 25 000 €
Adjugé(e) : 32 000 €
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